Ecoquartier à Blanquefort

Projet d’aménagement et d’habitat « entrée sud-ouest de Blanquefort »
maître d’ouvrage CIMBATS
maître d’oeuvre  marjan hessamfar & joe vérons architectes associés mandataires, céline lemaire, otce BET, BETCE
montants des travaux 28 875 500 € ht
surface 17 000m²
phase concours juin 2010

 

L’entrée de ville de Blanquefort est constituée d’un tissu urbain hétérogène. Différentes typologies d’habitations cohabitent, parfois étrangères les unes aux autres : des ensembles d’habitat de style international côtoient du pavillonnaire, relié à un noyau urbain historique.

L’étendue de notre objet d’étude se caractérise par deux sites de réflexion distincts. Au sud, un parc qu’il nous faut habiter et au nord une « dent creuse » qu’il nous faut aménager. Deux contextes relevant de problématiques différentes.

Pour le parc, notre parti pris est de disposer un ensemble bâti discontinu sur sa périphérie. Ce parc aujourd’hui vide d’usage et sous utilisé se transforme ainsi en espace vécu et habité, ouvert à tous, disponible au regard et à la promenade.

Dans un premier temps notre intervention consiste à limiter les coûts. En effet, la coulée verte en l’état est déjà potentiellement un parc, un aménagement simple de valorisation et de préservation de l’existant est possible. Dans un second temps, la gestion de l’écoulement des eaux des constructions à venir est un prétexte à l’aménagement thématique du parc. Au lieu de cumuler les coûts d’aménagement du parc à ceux de la récupération et de la gestion des eaux pluviales, une intervention par bassins de rétention et d’écoulement confère au lieu un sens organique parfaitement intégré à son environnement.

Notre démarche volumétrique considère qu’il existe un point de rupture à partir duquel l’ensemble bâti brise la continuité visuelle du paysage. Nous préservons les cônes de vision existants tout autant pour les habitations existantes que pour le passant et organisons un bâti discontinu qui assure alors la continuité du paysage. Par ailleurs une gradation des hauteurs du bâti dans le sens de la pente de la coulée verte nous est apparue comme une évidence.

Une telle implantation dégage l’horizon et renforce l’impression d’immersion de la coulée verte dans la ville. Les bâtiments s’inspirent de leurs voisins (CIMBATS II), et sont coiffés de penthouses en bois, typologie à double pente traditionnelle. L’option d’un parking semi enterré permet d’intégrer le stationnement l’intérieur de l’emprise bâti afin qu’il disparaisse de l’espace perçu.

Pour le projet du 8 Mai (« dent creuse »), nous avons clarifié la situation, substitué à un carrefour compliqué deux carrefours simples qui délimitent des nouvelles parcelles beaucoup plus exploitables. Notre proposition se veut l’expression d’une transition entre de l’habitat individuel groupé et des ensembles plus denses. Nous avons opté pour une construction en R+3 à l’alignement de la voie publique, puis dégressive en gradin R+2 puis R+1 sur l’arrière afin d’assurer une meilleur transition avec le tissu pavillonnaire existant.